A propos

Pour que chacun devienne explorateur de l’existence, attentifs à la pluralité des mondes, je propose en partage une langue visuelle qui puisse traduire la densité perceptive de l’existence.
Ce sont des peintures de paysages immersifs, traversés de flux et de mouvements, invitant à s’enfoncer dans le sous-bois, ou à plonger dans le Grand Bleu.
Ce sont des expériences synesthésiques, avec la série Playlist, où les émotions musicales deviennent des dessins au fusain.
C’est le corpus de peintures Un balcon en méditerranée où la vitalité de l’enfance et la mémoire des lieux resurgissent.
C’est aussi la perception du jour et de la nuit que l’on peut expérimenter avec Les miroirs d’Aphrodite, des peintures visibles à la lumière du jour, et dans l’obscurité.
C’est le film Dans les yeux d’un cerf où la vision poétique du point de vue d’un cerf est projetée en deux points latéraux, en écho à la vision périphérique des cervidés.
Ce sont les peintures animales, où des figures hybrides sont tracées comme des totems, en aïeux animaux, gardiens et protecteurs des hommes.


Le philosophe Baptiste Morizot émet un diagnostic : Force est de constater que notre monde vit une crise de la sensibilité.
A l’origine de la crise écologique, on trouve d’abord et avant tout une «crise de nos relations au vivant»…
Ainsi on assiste à «la chute du vivant hors de l’attention collective et politique, en dehors du champ de l’important». Or «c’est là l’événement inaugural de la crise de la sensibilité», que l’auteur définit comme «un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre et tisser comme relations à l’égard du vivant».

Qu’attend-t-on d’une œuvre d’art ?
Qu’elle modifie instantanément notre compréhension du monde.
En portant poétiquement l’attention sur la perception et ses enseignements, j’espère infléchir cette insensibilité dont parle si bien Baptiste Morizot, pointée aussi par de notables figures de l’écologie, tels Vincent Munier, Vinciane Despret ou Laurent Ballesta.